Flash Sale! to get a free eCookbook with our top 25 recipes.

Les listes de 30 000 membres au cœur de nouvelles interrogations

Le mécanisme de validation des 30 000 membres exigés aux partis et groupements politiques se retrouve au centre de nouvelles interrogations. À moins de 100 jours du premier tour annoncé pour le 13 décembre, l’ancien sénateur Jean Renel Sénatus, dit Zokiki, affirme que des listes de NINU seraient commercialisées pour permettre à certaines formations de satisfaire artificiellement à cette exigence.

Invité le 9 septembre à l’émission « Se sa Nou vle », l’ancien commissaire du gouvernement évoque des transactions pouvant atteindre 10 000 dollars américains dans certains hôtels de Pétion-Ville. Il affirme que certaines données proviendraient d’institutions publiques, de maisons de transfert ou encore de distributions d’aide humanitaire.

Zokiki cite notamment LAVEH, qui aurait déclaré 34 000 membres, contre seulement 5 000 validés sur la plateforme du Conseil électoral provisoire (CEP). Des accusations qui, pour l’heure, n’ont pas été établies de manière indépendante.

Au-delà des formations citées, ces déclarations posent une question centrale : comment le CEP s’assure-t-il que les citoyens figurant sur les listes ont réellement consenti à leur adhésion ?

L’ancien parlementaire affirme avoir saisi le CEP et réclame une vérification des premières structures à avoir atteint le seuil. Un contrôle indépendant des listes permettrait de déterminer l’ampleur réelle des irrégularités alléguées et de préserver la crédibilité du processus électoral.

À l’approche du scrutin, la fiabilité de ces listes devient ainsi un enjeu majeur pour la légitimité des prochaines élections.

Dieunel Bellegarde