L’Entente Nationale (ENA) tire la sonnette d’alarme sur les conditions d’organisation des prochaines élections en Haïti. Dans une prise de position publiée le 3 août, le parti estime que les nombreuses incohérences observées dans le calendrier électoral et les textes qui l’encadrent risquent de compromettre la transparence ainsi que la crédibilité du scrutin.
Port-au-Prince, 4 août 2026
Pour l’ENA, le processus électoral évolue dans un climat marqué par une insécurité persistante et une grande confusion juridique. La formation politique affirme que plusieurs documents réglementaires circulent simultanément, notamment un projet de décret, un décret promulgué par le pouvoir exécutif et une note rectificative, créant ainsi une incertitude pour les partis politiques et les électeurs. Elle réclame la publication d’un texte électoral unique afin d’assurer une meilleure lisibilité des règles du jeu.
Le parti remet également en cause la gestion de l’enregistrement des groupements politiques. Alors que le calendrier officiel prévoyait une période allant jusqu’au 14 août 2026, le CEP a mis fin à cette opération dès le 31 juillet en invoquant un « sous-calendrier ». Selon l’ENA, cette démarche manque de transparence et introduit une confusion susceptible d’affecter le bon déroulement du processus.
L’organisation critique en outre la récente décision du CEP d’ouvrir une nouvelle période d’enregistrement du 4 au 6 août. À ses yeux, cette mesure constitue un nouveau calendrier plutôt qu’une simple prolongation et soulève des interrogations quant à sa conformité avec les dispositions initialement annoncées.
Autre préoccupation majeure soulevée par l’ENA : l’absence d’un calendrier dédié au traitement des contentieux électoraux. Le parti estime que cette lacune pourrait limiter les possibilités de recours des acteurs politiques et fragiliser davantage la confiance envers les institutions électorales.
En conclusion, l’Entente Nationale appelle les autorités compétentes à clarifier sans délai le cadre juridique du processus électoral, à respecter le calendrier officiel et à mettre en place un mécanisme clair pour le règlement des litiges. Elle réaffirme sa volonté de poursuivre sa mission de vigilance afin de défendre les principes de l’État de droit et la régularité des élections.
La Rédaction





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