Le parti politique Les Engagés pour le développement (EDE) affirme avoir franchi l’un des principaux obstacles imposés aux formations politiques dans le cadre du processus électoral. Dans un communiqué publié lundi 31 août, le parti annonce avoir mobilisé les 30 000 membres exigés par le Conseil électoral provisoire (CEP) pour la validation des partis politiques devant prendre part au processus électoral.
EDE se présente ainsi comme l’un des rares partis politiques à avoir réussi à atteindre ce seuil, au terme de sa campagne d’adhésion. Cette mobilisation est considérée par la formation politique comme un signal de sa capacité organisationnelle et de son implantation auprès de la population.
Cependant, malgré cette avancée, EDE dit nourrir de sérieuses inquiétudes quant à la tenue des élections à la date du 13 décembre annoncée par le CEP. Le parti estime que les conditions politiques, sécuritaires, techniques et opérationnelles actuelles soulèvent des doutes importants sur la capacité de l’institution électorale à respecter cette échéance.
Pour EDE, la réussite du processus électoral ne saurait reposer uniquement sur le respect d’une date. La formation politique appelle ainsi à une évaluation réaliste des conditions nécessaires à l’organisation d’élections crédibles, inclusives et transparentes.
Dans cette perspective, le parti demande au Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé de réunir les différents acteurs impliqués dans le processus électoral afin d’engager des discussions sur un calendrier alternatif. Celui-ci devrait, selon EDE, être « réaliste, crédible et applicable », en tenant compte des contraintes auxquelles le pays demeure confronté.
Tout en réaffirmant sa disponibilité à participer au processus électoral, EDE entend ainsi conjuguer sa capacité de mobilisation, illustrée par l’adhésion de ses 30 000 membres, avec une exigence de réalisme quant aux conditions de réalisation du scrutin.
Dieunel Bellegarde





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