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Chavez Bonhomme fustige l’abandon d’Anse-à-Foleur et réclame des mesures urgentes

Anse-à-Foleur (Nord-Ouest) – Malgré son important potentiel touristique, la commune d’Anse-à-Foleur traverse une crise institutionnelle et sociale qui suscite de vives inquiétudes. Le jeune leader et politologue Chavez Bonhomme tire la sonnette d’alarme et accuse les autorités locales et centrales d’avoir abandonné cette commune, autrefois considérée comme l’un des joyaux du département du Nord-Ouest.

Selon Chavez Bonhomme, la situation s’est considérablement détériorée depuis le départ à l’étranger du maire Bernaud Valcin, il y a plusieurs années. En l’absence d’une administration municipale pleinement fonctionnelle, la commune serait plongée dans une profonde léthargie administrative, laissant la population sans véritable interlocuteur pour répondre à ses besoins les plus élémentaires.

« Depuis le départ du maire, Anse-à-Foleur est pratiquement livrée à elle-même. Les services publics sont quasiment inexistants et la population est abandonnée à son sort », a-t-il dénoncé.

Le politologue dresse un tableau particulièrement sombre de la réalité quotidienne des habitants. Il affirme que de nombreuses familles vivent sans accès régulier à l’eau potable, à l’électricité et à plusieurs autres services essentiels. À ses yeux, cette situation illustre l’échec de l’État à garantir les droits fondamentaux des citoyens, notamment dans les communes éloignées de la capitale.

Au-delà des difficultés sociales, Chavez Bonhomme déplore ce qu’il qualifie de « marginalisation chronique » du Nord-Ouest dans les politiques publiques. Il estime que les gouvernements successifs ont privilégié certaines régions du pays au détriment de communes qui disposent pourtant d’un potentiel économique et touristique considérable.

« Il est inconcevable qu’une commune possédant autant d’atouts naturels soit laissée dans un tel état de délabrement. L’abandon d’Anse-à-Foleur est le symbole d’une gouvernance qui peine à assurer une présence effective de l’État sur l’ensemble du territoire », a-t-il soutenu.

Le jeune leader appelle les autorités centrales à prendre des mesures urgentes afin de remettre la commune sur la voie du développement. Il plaide pour la réactivation des services administratifs, l’amélioration de l’accès à l’eau potable et à l’électricité, ainsi que le renforcement des investissements publics dans la région.

Il insiste également sur la nécessité de réhabiliter les infrastructures routières, en particulier l’axe reliant Anse-à-Foleur aux Borgnes. Selon lui, l’état de dégradation de cette route freine les échanges commerciaux, isole davantage la commune et limite le développement de son potentiel touristique.

Pour Chavez Bonhomme, la relance d’Anse-à-Foleur ne devrait pas être perçue comme une simple revendication locale, mais comme un impératif de justice territoriale. Il estime qu’une politique de développement équilibrée passe nécessairement par une meilleure prise en compte des collectivités longtemps négligées.

Cette dénonciation relance une nouvelle fois le débat sur la gouvernance des collectivités territoriales en Haïti. Dans plusieurs communes du pays, l’absence ou le dysfonctionnement des administrations locales nourrit le sentiment d’abandon exprimé par les populations. À Anse-à-Foleur, les critiques formulées par Chavez Bonhomme traduisent l’exaspération d’une communauté qui réclame non seulement des promesses, mais surtout des actions concrètes pour sortir de l’isolement et retrouver les conditions minimales d’un développement durable.

Dieunel Bellegarde