Lors d’une conférence de presse tenue ce mardi à Delmas, le Mouvman Pwogresis pou Etabli Lideyal Desalin (MOPELID) a vivement critiqué le gouvernement dirigé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé ainsi que le Conseil électoral provisoire (CEP), dénonçant un processus électoral qu’il juge non inclusif et inadapté au contexte sécuritaire actuel.
En ouverture de la conférence, les responsables du mouvement ont adressé un message de solidarité à la population haïtienne, confrontée, selon eux, à une aggravation de l’insécurité, de la pauvreté, du chômage et de la crise sociale. Ils estiment que ces difficultés continuent de détériorer les conditions de vie de la population.
Le MOPELID affirme avoir pris acte de la publication du calendrier électoral, tout en mettant en garde les membres du CEP. La structure politique soutient que les prochaines élections ne doivent pas être organisées au bénéfice d’un groupe restreint ou d’intérêts politiques liés au pouvoir en place.
Prenant la parole, le porte-parole du mouvement, Jean Joseph Louisné, a accusé le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé de poursuivre un processus électoral sans tenir compte de la réalité du pays. Il a rappelé que l’insécurité et les enlèvements continuent d’affecter plusieurs régions, entraînant notamment la fermeture de nombreuses écoles, d’hôpitaux et d’autres institutions.
Selon lui, le MOPELID est favorable à l’organisation d’élections, mais refuse ce qu’il qualifie de « processus électoral programmé par le Premier ministre ». Il dénonce également l’exclusion des départements de l’Ouest, de l’Artibonite et du Centre du calendrier électoral, estimant qu’aucun scrutin crédible ne peut être organisé sans la participation de ces régions.
« Les élections qui doivent être organisées dans le pays sont-elles destinées au peuple haïtien ou à la communauté internationale ? », s’est interrogé Jean Joseph Louisné, avant de lancer un appel à la mobilisation des citoyens des départements concernés.
De son côté, la porte-parole adjointe du MOPELID, Marie Vanessa Joseph, a mis en garde le gouvernement contre toute utilisation des fonds publics au profit de candidats proches du pouvoir. Elle a plaidé pour un traitement équitable de tous les candidats et insisté sur la nécessité de garantir l’égalité des chances dans le processus électoral.
À travers cette conférence de presse, le MOPELID appelle les autorités à privilégier un processus électoral inclusif, transparent et respectueux des droits de l’ensemble des citoyens, tout en estimant que le rétablissement de la sécurité demeure une condition essentielle à la tenue d’élections crédibles.
La Rédaction





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