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L’Opposition progressiste réclame le départ d’Alix Didier Fils-Aimé et plaide pour un exécutif bicéphale

L’Opposition progressiste hausse le ton contre le gouvernement dirigé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. Dans une prise de position rendue publique, la structure politique dresse un bilan sévère de l’action gouvernementale, qu’elle juge marquée par l’absence de résultats concrets face aux multiples crises que traverse le pays.

Selon l’organisation, aucune avancée significative n’a été enregistrée en matière d’amélioration des conditions de vie de la population depuis l’arrivée de l’actuel chef du gouvernement. Elle estime que l’insécurité continue de gagner du terrain, que la crise économique s’accentue et que la situation humanitaire ne cesse de se détériorer, tandis que les autorités privilégieraient des intérêts particuliers au détriment de l’intérêt général.

L’Opposition progressiste reproche également au pouvoir en place d’avoir concentré l’essentiel des prérogatives de l’État entre les mains du Premier ministre. Cette configuration institutionnelle, qu’elle qualifie de « système monocéphale de facto », serait, selon elle, incompatible avec l’esprit de la Constitution et constituerait un obstacle à la restauration de l’ordre démocratique.

Face à ce constat, la structure exige le départ d’Alix Didier Fils-Aimé et propose la mise en place d’un exécutif bicéphale, présenté comme une solution plus conforme aux principes constitutionnels haïtiens. Elle soutient qu’un partage équilibré des responsabilités entre un président de la République et un Premier ministre permettrait de rétablir les mécanismes de contrôle institutionnel et de renforcer la légitimité de l’action publique.

« Tant que nous resterons dans ce système monocéphale de facto, illégal et illégitime, marqué par la concentration de tous les pouvoirs entre les mains d’un seul, aucune élection ne pourra être considérée comme légale », affirme l’Opposition progressiste dans sa déclaration.

La structure appelle ainsi à une réforme en profondeur de la gouvernance nationale. Elle plaide pour le remplacement du modèle actuel par un exécutif bicéphale, qu’elle présente comme un gage d’équilibre des pouvoirs, tout en réclamant le rétablissement de la fonction présidentielle afin qu’elle puisse, selon ses termes, « consulter souverainement le peuple haïtien ».

En réclamant un changement de gouvernance et le départ du Premier ministre, l’Opposition progressiste entend remettre au centre du débat national la question de la légitimité des institutions et des réformes politiques qu’elle juge indispensables pour créer les conditions d’un retour à l’ordre constitutionnel.