Face à la montée continue des prix du carburant sur le marché local, l’organisation Nouvelle Génération de Leaders pour l’Intégration Professionnelle et l’Encadrement Social (NGLIPES) rejoint la liste croissante de structures qui dénoncent une décision aux conséquences potentiellement dévastatrices pour l’économie haïtienne.
Dans une note de presse rendue publique, la NGLIPES met en garde contre les effets en cascade d’un ajustement à la hausse des produits pétroliers dans un pays fortement dépendant des importations. Selon l’organisation, cette dépendance structurelle expose Haïti à des chocs externes qui aggravent une conjoncture économique déjà fragile.
L’organisation souligne notamment que l’augmentation du prix du carburant entraîne mécaniquement une hausse du coût du transport, impactant directement les prix des produits de première nécessité. Une situation qui, selon elle, alimente une pression inflationniste susceptible de fragiliser davantage un marché déjà précaire. À cela s’ajoute une détérioration des conditions sociales, exacerbée par la faiblesse des ressources publiques.
Pour tenter d’atténuer ces effets, la NGLIPES propose un plan structuré autour de quatre axes principaux. Elle plaide d’abord pour une réorientation des subventions, afin de mieux cibler les populations les plus vulnérables. L’organisation appelle également à un renforcement de la transparence dans la fixation des prix du carburant, souvent critiquée pour son opacité.
En outre, la structure encourage la rationalisation des dépenses énergétiques, notamment à travers le recours à des alternatives durables. Enfin, elle insiste sur la nécessité d’un dialogue inclusif entre l’État, le secteur privé et les syndicats, en vue de limiter l’impact social de cette mesure.
Dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques, notamment liées à la guerre américano-iranienne, cette hausse des prix apparaît comme un facteur aggravant pour Haïti. Pour de nombreux observateurs, cet ajustement est perçu comme un coup dur supplémentaire pour une population déjà prise en étau entre une crise économique persistante et l’insécurité liée aux groupes armés.
Plus qu’une simple mesure économique, la question du carburant s’impose désormais comme un enjeu social majeur, appelant des réponses urgentes et concertées.





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