La tenue des prochaines élections en Haïti demeure étroitement liée à l’amélioration des conditions sécuritaires. C’est l’un des principaux constats qui ressort de la visite effectuée ce mardi 16 juin par le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, venu évaluer la situation du pays et rencontrer plusieurs acteurs nationaux.
Au cours de ses échanges avec des représentants de la société civile, le chef des Nations unies a constaté un large consensus autour de la nécessité de rétablir un minimum de sécurité avant toute consultation populaire. Selon lui, les personnes rencontrées ont unanimement souligné qu’il serait difficile d’organiser des élections crédibles dans le contexte actuel marqué par l’insécurité et l’emprise des groupes armés sur plusieurs territoires.
António Guterres a néanmoins réaffirmé le soutien de la communauté internationale à Haïti, rappelant que le pays ne devait pas être abandonné face aux défis auxquels il est confronté. « Les Haïtiens ne sont pas seuls. Les Nations unies se tiennent à leurs côtés et le monde n’a pas le droit de détourner le regard », a-t-il déclaré.
Alors que les autorités de transition poursuivent leurs efforts en vue d’un retour à l’ordre constitutionnel, cette visite remet au premier plan le débat sur les conditions préalables à l’organisation du scrutin. Pour de nombreux observateurs, la restauration de la sécurité apparaît désormais comme la principale exigence avant toute avancée significative du processus électoral.
Des voix critiques estiment toutefois que les engagements internationaux doivent s’accompagner de mesures concrètes sur le terrain. Elles appellent le gouvernement dirigé par Alix Didier Fils-Aimé à mettre en œuvre une stratégie de sécurité plus efficace afin de créer les conditions nécessaires à la réalisation de sa feuille de route politique et électorale.





Leave a Reply