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Delson Cius dénonce l’échec du gouvernement Fils-Aimé et ses tentatives d’influence sur le processus électoral

La gouvernance de l’équipe dirigée par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé fait l’objet de vives critiques de la part de l’Opposition progressiste. Son représentant, Delson Cius, dénonce un bilan marqué, selon lui, par l’absence de politique publique efficace en matière de sécurité, des pratiques de mauvaise gouvernance et des tentatives d’influence sur le processus électoral.

Invité sur le plateau de FICOM TV, Delson Cius estime que le gouvernement en place a échoué dans sa mission de rétablir la sécurité, faute d’une véritable stratégie publique capable de répondre à la crise sécuritaire. Il considère que cette incapacité à apporter des réponses concrètes à la population témoigne des limites de l’action gouvernementale.

Le représentant de l’Opposition progressiste pointe également du doigt la gestion des ressources publiques. Il dénonce notamment l’attribution de contrats de montants considérables à certains particuliers, qu’il juge contraire aux intérêts de la population. Pour lui, ces pratiques illustrent une gouvernance davantage préoccupée par des intérêts particuliers que par les urgences nationales.

Sur le terrain électoral, Delson Cius accuse par ailleurs l’administration en place de chercher à exercer une influence sur le Conseil électoral provisoire (CEP). Il remet notamment en question l’indépendance de l’institution et dénonce les modifications successives du calendrier électoral, qu’il associe aux interventions de la Primature.

Dans cette perspective, il réclame un audit de l’ensemble des dépenses engagées par le CEP, alors que le ministère de l’Économie et des Finances a annoncé la mobilisation de plus de 80 millions de dollars sur les 120 millions prévus pour le financement des élections. Il estime nécessaire de faire la lumière sur l’utilisation des fonds publics consacrés au processus.

À travers ces différentes prises de position, Delson Cius met en cause non seulement la gestion gouvernementale de la crise nationale, mais également les garanties d’indépendance et de transparence indispensables à l’organisation des prochaines élections.

Dieunel Bellegarde