Le Front commun vers la Cour de cassation intensifie son plaidoyer en faveur d’une sortie de crise respectueuse du cadre constitutionnel. Lors d’une conférence de presse tenue ce jeudi 5 février, la plateforme a exhorté les membres du Conseil présidentiel de transition (CPT) à adopter une posture patriotique et responsable face à l’impasse institutionnelle actuelle, tout en appelant l’Organisation des Nations unies à soutenir Haïti dans cette période de fortes turbulences.
À l’approche de l’échéance du 7 février, dans un climat marqué par de profondes divisions politiques, des désaccords persistants au sein du CPT et la montée des inquiétudes liées à une éventuelle vacance présidentielle, le Front commun estime que la priorité doit être accordée à l’intérêt supérieur de la nation. Il invite le Conseil à dépasser les calculs politiques et à prendre des décisions conformes à la loi afin d’éviter une aggravation de la crise.
Sur le plan juridique, la plateforme réitère que l’amendement de la Constitution de 1987 n’exclut pas le recours à la Cour de cassation pour combler une vacance présidentielle. Elle souligne que le président de la Cour de cassation préside également le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ), ce qui confère, selon elle, une légitimité institutionnelle claire à cette option, en dépit des interprétations contraires largement relayées ces derniers jours.
Face à la dégradation continue de la situation sécuritaire, aux remous politiques observés tant dans les cercles de pouvoir que dans l’opinion publique, le Front commun appelle également les Nations unies à accompagner Haïti. Cet appui, précise la structure, devrait viser le renforcement du processus institutionnel et la prévention d’un effondrement de l’État, sans porter atteinte à la souveraineté nationale.
Enfin, le Front commun met en garde contre toute tentative de prolongation de l’actuel dispositif de transition. Il exhorte les membres du CPT, malgré le bilan jugé peu concluant de leur gouvernance, à opérer un changement de cap rapide afin d’éviter une vacance présidentielle dont les conséquences politiques, sociales et sécuritaires pourraient s’avérer désastreuses pour le pays.





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