La transition politique franchit une nouvelle étape avec la présentation officielle du Pacte National pour la Stabilité et l’Organisation des Élections, ce lundi, à la Villa d’Accueil, en présence du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé.
Au-delà du caractère protocolaire, la cérémonie a surtout mis en évidence la volonté de plusieurs secteurs gouvernemental, diplomatique, politique, économique et social de construire un consensus minimal autour de la sortie de crise. Dans un contexte marqué par l’instabilité et l’insécurité, ce Pacte se veut un cadre d’engagement commun pour rétablir l’ordre constitutionnel.
Fruit de plusieurs jours de consultations, le document acte une convergence entre des acteurs parfois opposés sur la gestion de la transition. Les signataires s’engagent à soutenir un processus électoral jugé crédible et transparent, tout en contribuant au renforcement de la sécurité publique.
Dans son discours, le chef du gouvernement a insisté sur la portée historique de l’initiative, appelant à dépasser les intérêts partisans pour privilégier l’intérêt national. Il a présenté le Pacte comme un choix de responsabilité face aux défis structurels que traverse le pays.
Le Pacte repose sur cinq priorités : renforcer la sécurité publique, consolider les institutions, garantir la transparence électorale, impliquer la jeunesse et relancer l’économie. Ces axes doivent encadrer une transition stable et crédible.
Si la signature du Pacte marque un signal politique fort, sa mise en œuvre effective constituera le véritable test. La capacité des acteurs à respecter leurs engagements, à maintenir le dialogue et à garantir des conditions minimales de sécurité sera déterminante pour restaurer la confiance des citoyens et de la communauté internationale.
À travers ce Pacte, les autorités cherchent à transformer une transition fragile en processus structuré, avec en ligne de mire l’organisation d’élections libres et la stabilisation durable du pays.




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