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Alerte sanitaire à Port-au-Prince : plus de 9 sachets d’eau sur 10 contaminés

Port-au-Prince, 31 janvier 2026 — Une alerte sanitaire majeure secoue la région métropolitaine de Port-au-Prince. Selon les résultats d’une étude révélée le 30 janvier 2026 par le ministère du Commerce et de l’Industrie (MCI), plus de 92 % des sachets d’eau consommés dans la capitale et ses environs seraient contaminés et non conformes aux normes sanitaires en vigueur.

Cette enquête, menée entre août 2025 et janvier 2026, met en lumière une réalité préoccupante : l’eau en sachet, pourtant massivement consommée par la population, constitue aujourd’hui un risque sérieux pour la santé publique. Facilement accessible et moins coûteuse, elle demeure la principale source d’eau potable pour une large frange de la population, notamment dans les quartiers défavorisés où l’accès à l’eau traitée est limité, voire inexistant.

Les autorités expliquent cette situation par plusieurs facteurs, notamment le manque de contrôle rigoureux, l’insalubrité de certains sites de production, l’utilisation d’eau non traitée et l’absence de respect des procédures d’hygiène. Le facteur économique, combiné à la proximité des points de vente, favorise une consommation exponentielle de ces sachets, souvent produits de manière artisanale.

Face à la gravité des faits, le ministère du Commerce et de l’Industrie a annoncé une série de mesures urgentes, incluant le renforcement des contrôles, des inspections accrues des unités de production, ainsi que l’imposition de mesures correctives à l’encontre des producteurs non conformes. L’objectif, selon les autorités, est de garantir à la population une eau répondant aux normes sanitaires et de prévenir une éventuelle crise sanitaire.

Ce rapport officiel souligne l’urgence d’une action rapide et efficace. À défaut d’interventions immédiates, le pays s’exposerait à une catastrophe sanitaire sans précédent, marquée par la recrudescence de maladies hydriques telles que le choléra, la typhoïde ou les diarrhées aiguës.

Dans un contexte déjà fragilisé par l’insécurité et la précarité socio-économique, cette révélation relance le débat sur l’accès à l’eau potable en Haïti et la responsabilité de l’État dans la protection de la santé publique.

Dieunel Bellegarde

bellegardedieunel17@gmail.com