Alors que les tensions s’intensifient entre la Primature et le Conseil électoral provisoire (CEP) autour du décret électoral récemment publié par le gouvernement, la Coalition des démocrates pour le développement inclusif (CODDI) appelle les deux institutions à privilégier la concertation afin de préserver la stabilité du processus électoral.
Le différend a éclaté après la publication du décret électoral par le gouvernement dirigé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. Le CEP a dénoncé un document qu’il juge différent de celui qu’il avait initialement soumis aux autorités gouvernementales. L’institution électorale estime que certaines dispositions du texte constituent une atteinte à ses prérogatives constitutionnelles et dénoncent une volonté d’empiéter sur ses compétences en matière d’administration des élections.
Cette confrontation entre deux acteurs clés de la transition suscite de nombreuses inquiétudes au sein de la classe politique et de la société civile. Pour la CODDI, la persistance de ce bras de fer pourrait compromettre les préparatifs électoraux et fragiliser davantage un calendrier déjà confronté à de multiples défis.
Dans une prise de position, la coalition souligne que ces divergences institutionnelles risquent de retarder l’organisation des prochaines élections et de nuire aux attentes légitimes de la population, qui aspire à un retour à l’ordre constitutionnel à travers un processus électoral crédible et inclusif.
Face à cette situation, la CODDI exhorte les responsables des deux institutions à faire preuve de sens de l’État et de responsabilité. La structure politique plaide en faveur d’un dialogue constructif susceptible de désamorcer les tensions et de favoriser une issue consensuelle à la crise.
Tout en reconnaissant la nécessité de faire avancer le processus électoral, la coalition rappelle que toute décision relative à l’administration des scrutins doit s’inscrire dans le respect des principes démocratiques et du cadre légal. Selon elle, la recherche de l’intérêt général ainsi que la préservation de la confiance des citoyens dans les institutions doivent demeurer au cœur des démarches entreprises par les différents acteurs.
Dans un contexte où la réussite de la transition dépend largement de la tenue d’élections crédibles, la CODDI estime qu’une escalade du conflit entre la Primature et le CEP ne ferait qu’accentuer les incertitudes politiques et compromettre les efforts visant à rétablir la normalité institutionnelle dans le pays.





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