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Décret électoral bloqué : le gouvernement cède aux pressions politiques

Port-au-Prince, 6 mai 2026 — Le Conseil des ministres n’a finalement pas approuvé le décret électoral, au terme de sa réunion tenue ce mercredi 6 mai. Cette décision intervient dans un contexte de fortes pressions exercées par plusieurs partis politiques signataires du Pacte pour la stabilité et l’organisation des élections.

Au cœur des divergences figure l’article 139 du projet de décret, qui impose à toute structure politique de disposer d’au moins 30 000 membres pour être autorisée à inscrire des candidats aux prochaines échéances électorales. Une disposition jugée particulièrement contraignante par les partis contestataires, qui dénoncent une mesure susceptible de restreindre la participation politique.

Selon des sources proches du dossier, cette exigence ne pourrait être satisfaite que par une minorité des partis politiques actuellement agréés. Sur les 283 formations reconnues par le Conseil électoral provisoire (CEP) en vue des prochaines joutes électorales, seules quelques-unes seraient en mesure de répondre à ce critère.

Dans ce contexte, l’absence d’approbation du décret traduit les tensions persistantes entre les autorités et les acteurs politiques autour des règles devant encadrer le processus électoral. Alors que le pays cherche à renouer avec un calendrier électoral crédible, ce blocage pourrait retarder davantage l’organisation des scrutins attendus.

Les discussions devraient se poursuivre dans les prochains jours afin de tenter de dégager un consensus minimal autour du texte, condition essentielle à la poursuite du processus électoral.