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À la veille du 7 février, la FEDOFEDH exprime ses préoccupations et appelle à une transition inclusive

Port-au-Prince, 6 février 2026 — À l’approche du 7 février, date hautement symbolique dans l’histoire institutionnelle d’Haïti, la Fédération des Organisations de Femmes pour l’Égalité des Droits Humains (FEDOFEDH) a rendu publique une note dans laquelle elle expose ses préoccupations et ses attentes face à l’incertitude politique actuelle.

Présente dans les dix départements du pays, la FEDOFEDH reconnaît les multiples initiatives de dialogue engagées ces dernières semaines par des acteurs politiques, des organisations de la société civile et des représentants de l’État pour tenter de dégager une issue à la crise. Toutefois, la Fédération estime que ces démarches, bien que nécessaires, restent dispersées et peinent à déboucher sur une architecture institutionnelle claire, consensuelle et juridiquement sécurisée.

Selon la FEDOFEDH, l’absence de visibilité sur l’après-7 février alimente des inquiétudes légitimes au sein de la population, notamment en ce qui concerne la continuité de l’État, le calendrier électoral et les mécanismes de redevabilité durant la transition. L’organisation rappelle que toute solution durable doit impérativement s’inscrire dans le respect des principes constitutionnels et de la légitimité démocratique.

La Fédération s’est également prononcée sur l’adoption récente de la Résolution 2814 du Conseil de sécurité des Nations Unies, renouvelant le mandat du Bureau intégré des Nations Unies en Haïti (BINUH). Elle considère ce cadre comme une opportunité pour appuyer un dialogue politique réellement inclusif, renforcer la gouvernance démocratique et promouvoir les droits humains, tout en respectant la souveraineté nationale.

La FEDOFEDH encourage par ailleurs le BINUH à poursuivre ses bons offices avec impartialité, en garantissant une participation effective, structurée et sécurisée des femmes et des organisations féminines aux processus décisionnels. Elle souligne que les femmes haïtiennes, parmi les plus touchées par l’insécurité et les crises répétées, ne peuvent continuer à être marginalisées.

Enfin, la Fédération appelle l’ensemble des acteurs politiques et institutionnels à faire preuve de responsabilité, de transparence et d’esprit de compromis, estimant que le contexte actuel exige un leadership à la hauteur des défis sécuritaires, humanitaires et institutionnels du pays. Elle réaffirme son engagement en faveur d’une transition pacifique, inclusive et respectueuse des droits humains, et se dit disposée à contribuer activement à toute initiative visant à stabiliser et démocratiser la gouvernance en Haïti.