La Fédération des organisations de femmes pour l’égalité des droits humains (FEDOFEDH) a publié, le 16 janvier 2026, un communiqué dans lequel elle dresse un bilan préoccupant de l’action du Conseil présidentiel de transition (CPT), à quelques jours de l’échéance du 7 février.
À l’approche de la fin du mandat des conseillers-présidents, l’organisation féministe déplore une dégradation continue de la situation sécuritaire depuis l’installation du Conseil. « Aucune amélioration notable n’a été constatée », s’alarme la FEDOFEDH, qui souligne que l’insécurité s’est au contraire intensifiée sur plusieurs axes.
Cette détérioration de la sécurité coïncide avec la recrudescence des actes de violence dans la région métropolitaine de Port-au-Prince. Les femmes et les filles figurent parmi les principales victimes de ce climat d’insécurité, rappelle la fédération. Elle dénonce notamment l’absence de mécanismes efficaces de prise en charge judiciaire ainsi que le manque d’accompagnement psychosocial pour les victimes.
Face à ce qu’elle qualifie de crise humanitaire persistante, la FEDOFEDH appelle les acteurs politiques à privilégier le dialogue et à trouver un consensus susceptible de conduire à la stabilité du pays. L’organisation met en garde contre les conséquences néfastes d’un éventuel vide institutionnel, estimant qu’une telle situation pourrait profiter aux groupes armés, qui chercheraient à renforcer leur emprise et à instaurer un climat de terreur.
Par ailleurs, la fédération plaide pour une participation significative et effective des femmes dans le processus politique post-CPT. Selon la FEDOFEDH, la mise en place de la nouvelle transition doit impérativement être inclusive et respecter le principe de parité, afin de garantir une gouvernance plus équitable et représentative des réalités sociales du pays.
Dieunel Bellegarde





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