Installé le 7 août 2025 comme coordonnateur du Conseil présidentiel de transition (CPT), en remplacement de Fritz Alphonse Jean, Laurent Saint-Cyr boucle officiellement, ce mercredi 7 janvier 2026, sa mission de cinq mois à la tête de l’organe exécutif collégial. Un mandat qui s’achève dans un climat de fortes tensions internes et sur fond de crise persistante dans le pays.
Durant son passage aux commandes du CPT, Laurent Saint-Cyr peine à convaincre. Son mandat, jugé mitigé par plusieurs observateurs, est notamment critiqué pour l’absence de réalisations concrètes et pour la multiplication de déplacements à l’étranger, alors que la situation sécuritaire, politique et sociale du pays ne cessait de se dégrader. La principale action marquante de cette période reste l’installation d’un nouveau directeur général à la tête de la Police nationale d’Haïti (PNH), Vladimir Paraison, dans un contexte de recrudescence de l’insécurité.
La fin de son mandat intervient dans un climat particulièrement tendu. En effet, des dissensions internes secouent le Conseil présidentiel, certains conseillers-présidents militant ouvertement pour son éviction anticipée afin de prendre la direction du CPT jusqu’au 7 février prochain, date charnière du calendrier politique de la transition.
À moins d’un mois de la fin officielle du mandat du Conseil présidentiel de transition, l’incertitude demeure quant à l’issue de la crise multidimensionnelle que traverse le pays. L’absence de consensus au sein du CPT et la fragilité de la gouvernance transitionnelle alimentent les inquiétudes d’une population déjà éprouvée, en quête de stabilité, de sécurité et de perspectives claires pour l’avenir.
Dieunel Bellegarde





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